Ordre, flou et dispersion


Le journalisme comme invention permanente et collective

de Roselyne RINGOOT, Maître de conferences, Institut d’études politiques de Rennes, Centre de recherches sur l’action politique en Europe (CRAPE, UMR CNRS 6051).
et Denis RUELLAN, Professeur des universités, Université de Rennes 1, Centre de recherches sur l’action politique en Europe (CRAPE, UMR CNRS 6051)

Communication à la conférence internationale Thinking Journalism across National Boundaries: New Challenges and Emergent Perspectives, organisée par Associação brasileira de pesquisadores em jornalismo (SBPJOR), Porto Alegre, 3-5 novembre 2006. Brésil.

Publiée dans Brazilian Journalism Research, Volume 3, Number 2, Semester II 2007.

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Penser le journalisme de manière nouvelle commence par une posture exempte de tout essentialisme.
Le journalisme est une réalité sociale historiquement élaborée et donc évolutive ; elle est une construction permanente ; le journalisme s’est établi dans le temps, il se transforme, il n’est déjà plus ce qu’il a été et nous ne pouvons pas imaginer son devenir.
Le journalisme est aussi un espace d’interactions multiples et nécessairement complexes ; sa perception ne peut pas être réduite à ceux qu’un processus a fait désigner journalistes professionnels ; bien d’autres acteurs concourent à la production d’informations.

Au sein d’un réseau international de chercheurs, le Réseau d’études sur le journalisme, nous avons développé cette conception du journalisme comme une invention permanente et collective, et nous voudrions montrer ici sa productivité en l’appliquant à deux dimensions fondamentales de l’identité :
– la formation du groupe professionnel
– la formation du discours journalistique

En effet, les instances structurant la formation du groupe professionnel en France, notamment la Commission de carte d’identité des journalistes et les organisations syndicales, développent des discours parfois en contradiction avec les mesures concrètes et effectives qu’elles prennent ou ont pris dans le passé. D’autre part, l’analyse des productions journalistiques ou « discours journalistique » tend à relativiser les normes des formats d’expression journalistiques et les règles d’écriture. Nous voulons ici mettre l’accent sur le rapport entre les discours et les dispositifs mis en oeuvres pour réguler la profession et la production d’information. La profession et la production journalistiques sont appréhendées à partir des points de tension entre « ordre professionnel » et flou constitutif, et des points de tension entre « ordre de discours » et dispersion. Il apparaît ainsi que l’instabilité et le désordre sont des caractéristiques de l’identité professionnelle et de l’identité éditoriale du journalisme.

« Ordre professionnel » et flou constitutif

Faisant nôtres les analyses de Bucher et Strauss (1961) et de Boltanski (1983) selon lesquels les groupes professionnels sont des amalgames lâches de segments parfois peu cohérents et se tenant agrégés à un moment de l’histoire, nous avons développé l’idée de « flou constitutif » (Ruellan, 1992 & 1993). Selon nous, au cours du processus qui leur permit de passer d’un état social mal défini à un statut professionnel (celui-ci est acquis par la loi de 1935), les journalistes français ont progressivement durci un discours sur la profession, le professionnalisme, la professionnalisation. Ce discours révélait une stratégie essentialiste qui visait à établir le journalisme comme composante intangible et indiscutable des sociétés démocratiques ; il prétendait que seuls de professionnels sélectionnés, aux compétences vérifiées, organisés dans un groupe, avaient le droit à l’identité et à la pratique journalistiques ; on évoqua souvent l’idée d’« ordre professionnel » pour structurer le groupe et en limiter les accès. Appuyés sur des organisations sœurs en Occident (les premiers congrès internationaux de journalistes ont lieu dès la fin du 19e siècle), et avec le soutien des partis républicains qui concevaient un lien consubstantiel entre information et démocratie, les journalistes se sont organisés dans un syndicat puissant. Ils ont aussi mobilisé l’université pour parer de scientificité un discours quasi sectaire (l’Institut des sciences de la presse fut créé au sein de la Sorbonne, il était codirigé par des universitaires et des professionnels du journalisme).
L’important dans ce discours professionnaliste est de ne pas le prendre à la lettre (erreur communément réalisée par les chercheurs). Car c’est une arme de combat avant tout, et quand celui-ci fut gagné, il fut aisé de constater que son objectif était de faire accéder les journalistes à la notabilité sociale, à un respect individuel et collectif. Mais, au fond, rien dans la formation du groupe professionnel ne changea, tout demeura tel que les journalistes souhaitaient qu’il resta : dans le flou.
Ainsi, par exemple, les journalistes ont obtenu qu’une carte d’identité professionnelle soit délivrée par une autorité paritaire sous contrôle de l’État ; mais ils n’ont pas souhaité que la procédure soit obligatoire, de telle sorte que dès le vote de la loi et son application en 1937, les journalistes ont exercé sans elle. Son attribution ne fut pas conditionnée à la possession d’un diplôme, et de ce fait moins de 20 % des journalistes (titulaires de la carte) ont eu une formation professionnelle ; les fautes déontologiques ne peuvent être invoquées pour refuser l’attribution ou le renouvellement annuel de la carte. Et ce n’est pas la possession de la carte qui donne droit à la plus importante disposition de la loi : la clause de conscience ; en effet, plusieurs jurisprudences sont venues rappeler que la carte n’est qu’un indicateur d’identité professionnelle, et celle-ci peut être prouvée par bien d’autres moyens, un contrat de travail par exemple. Alors pourquoi cette carte qui malgré sa piètre efficacité se porte très bien depuis soixante-dix ans ? Parce qu’elle confère ce prestige, cette notabilité que les journalistes ont tant désirée (la presse était très corrompue durant l’entre-deux guerres) ; la carte est un talisman que l’on ne montre jamais mais dont on ne peut se séparer ; sa rareté fait aussi son succès. Mais il est une autre explication importante : l’attribution de la carte permet au groupe professionnel de contrôler les transformations du visage du groupe, et du marché de travail qu’il contrôle.
La carte est effectivement attribuée, selon des règles définies par la loi, par une commission composée de représentants des syndicats de salariés et des organisations professionnelles ; malgré ampleur du travail annuel (les journalistes sont trente-six milles actuellement, il faut renouveler leur carte et examiner plus de trois milles nouvelles demandes), deux membres donnent un avis sur chaque dossier et les « cas limites » font l’objet de longues discussions en séances plénières. L’examen de ces cas vient rappeler, d’une part que la commission fait un travail d’interprétation de la loi, d’autre part que des profils un peu particuliers se présentent chaque année. Déjà, lors de l’adoption de la loi, on n’avait pu réserver l’attribution de la carte aux seuls journalistes rédacteurs d’articles de presse écrite ; il fallut « assimiler » des profils particuliers comme des traducteurs, les réviseurs, les sténographes, les secrétaires de rédaction, les photoreporters, puis les reporters de la radio et de la télévision quelques années plus tard. Par la suite, et de façon croissante ces vingt dernières années, de profils nouveaux n’ont cessé de se présenter à la commission de la carte. Et cette pression fit voler en éclats plusieurs principes qui fondaient le profil idéaltypique du journaliste dessiné par les syndicalistes de l’entre-deux guerres. Ainsi, aujourd’hui, les titulaires de la carte peuvent être des salariés d’entreprises non médiatiques (des associations ou des mairies, par exemple) ; leur statut juridique de travail n’est pas toujours le salariat, ils sont autorisés ou contraints de recourir à des formes plus “indépendante” ; de ce fait, le lien de subordination qui attache le journaliste à l’employeur et le protège de la précarité, est de plus en plus distendu ; enfin, les activités journalistiques peuvent être réalisées en cumul d’autres métiers, notamment la communication et l’enseignement, pourvu que celles-ci demeurent minoritaires dans les revenus.
Cette ouverture des profils s’explique de plusieurs manières. L’emploi est, en France comme ailleurs, de plus en plus dérégulé, et cette condition générale affecte aussi les professions les plus définies comme le journalisme ; il devient difficile de refuser le statut professionnel à des individus au motif qu’ils ne répondent pas à la norme, ce dont ils sont déjà victimes. Une autre raison tient à l’extraordinaire transformation du paysage de la communication et de l’information. Jusqu’à la seconde guerre mondiale, les journalistes et les publicitaires se partageaient le marché de travail, lequel était réduit. Puis sont venus les chargés de relations publiques, les producteurs de radio et de télévision, depuis peu les fabricants de site internet. Et surtout les médias se sont multipliés comme des pains, dans l’espace marchand habituel, mais aussi en lien avec des organisations (les administrations publiques, les associations, les syndicats, les entreprises) qui sont à la fois sources de médias et producteurs de ceux-ci. Or cette prolifération a été un choc pour les journalistes, ils ont dû inventer des stratégies de réponse à ce mouvement. La première fut l’anathème, le discours de la pureté journalistique résistant au viol de l’information par la communication ; ce discours parut de moins en moins pertinent à mesure que s’affirmait un « journalisme de source » (Sant’anna, 2005) de qualité et servant de référence aux journalistes « traditionnels ». La seconde est la stratégie de l’amalgame ; le formidable marché de l’information ne se développe pas dans les médias marchands autant que dans les organisations ; or sauf à laisser un autre groupe se former à leur porte, les journalistes se doivent d’incorporer ces individus qui inventent un nouveau territoire professionnel. Ce phénomène concerne la France, mais notre analyse nous paraît pertinente dans le cas du Brésil, où cette réalité est mesurable : 60 % des journalistes du marché privé seraient employés comme en extra-redação, c’est-à-dire en dehors des entreprises médiatiques classiques.

« Ordre de discours » et dispersion

L’autre facteur structurant que nous voulons questionner ici est celui du discours journalistique, pris dans le sens de production langagière, de matière produite par le travail. Si l’idée d’un ordre professionnel a sous-tendu la structuration du groupe, l’idée d’un « ordre de discours » est aussi sous-jacente. L’affirmation d’un journalisme professionnel s’articule sur l’affirmation d’une production discursive spécifique impliquant des compétences spécifiques. La distinction entre professionnels et amateurs (non professionnels) du journalisme a pour corollaire la distinction entre savoir-faire discursifs. Le discours journalistique se démarque des discours avec lesquels il cohabite historiquement : le discours politique, littéraire, pédagogique, religieux, scientifique, savant, etc.
S’inspirant de Michel Foucault, le sociologue anglais Jean Chalaby (1998) assimile l’invention du journalisme à l’émergence d’un nouvel « ordre de discours », par l’institutionnalisation de règles d’écriture : règles des 5W, pyramide inversée, etc. Le reportage apparaît aussi comme un marqueur fort du journalisme sur lequel s’articule la césure entre presse d’opinion et presse d’information. D’une manière plus générale, les genres journalistiques sont consubstantiels à la professionnalisation, comme en témoignent les manuels et enseignements professionnels qui leur sont dédiés.
Dans cette perspective, le journalisme s’appréhende comme un « ensemble d’énoncés socio-historiquement circonscrit que l’on peut rapporter à une identité énonciative » (Maingueneau, 2002). C’est une interprétation de Foucault qui met l’accent sur les facteurs homogénéisants d’un discours : un groupe de pairs, un champ professionnel, une énonciation propre. Cette conception dite « contrastive » envisage le discours comme un espace autonome : en exagérant quelque peu, les discours se côtoient, se rencontrent, s’évitent ou s’affrontent, mais restent intacts en eux-mêmes.
Ceci nous paraît très réducteur, car on oublie la dimension d’instabilité et de dispersion que Foucault associe à la notion d’ordre discursif. Penser l’ordre, pour Foucault, c’est aussi penser le désordre… (comme Becker pense la déviance en même temps que la norme). Nous défendons plutôt une conception « intégrative » du discours en postulant qu’un discours est toujours traversé par plusieurs discours, et en nous fondant sur le concept de dispersion. Cette conceptualisation met en relief deux caractéristiques a priori paradoxales :
– on considère d’une part que le journalisme produit un discours et un savoir spécifiques et repérables notamment par des formes énonciatives récurrentes
– on considère par ailleurs que le journalisme est le produit de plusieurs discours qui le travaillent et le structurent.
Nous pensons le journalisme à partir de la circulation des discours à l’œuvre et à partir de l’hétérogénéité de facteurs constitutifs, en exploitant la démonstration de Foucault (1969) sur la formation des discours savants, notamment celui de la psychopathologie, qui s’articulent sur des catégories d’acteurs, d’actions, d’institutions et de lieux pluriels. Dans son étude du discours savant sur la folie, l’auteur insiste sur l’action conjuguée des acteurs et des dispositifs (les médecins, les patients, les administrations, l’église, les technologies, les pratiques, les recherches, la gestion, les politiques publiques …) et sur l’enchevêtrement des discours.
Aussi, si le journalisme instaure un objet de savoir, une énonciation, et des stratégies (ou des positionnements) qui lui sont particuliers, cette identité discursive est le produit d’une régulation de dispersions multiples (Ringoot, Utard, 2005). En se proclamant professionnels de l’information, les journalistes érigent l’information comme objet de savoir du journalisme, mais cet objet est a priori instable car il est construit à la fois par ce qui est dit et par ce qu’on en dit. L’information n’existe pas en soi, elle ne peut être définissable qu’en fonction de son support (écrit, audiovisuel, multimédia) et de sa temporalité (rythme de parution). Elle prend corps à travers des catégorisations diverses : activités sociétales (politique, culture, etc.), rapport au territoire (local, national, international). L’information est aussi produite en fonction de normes repérables dans les discours d’acteurs diversifiés (le journaliste, le législateur, l’enseignant, le syndicaliste, le patron de presse, etc.). L’information est un objet de savoir dispersé en fonction des cadres opérationnels qui rendent possible sa production et en fonction des discours réflexifs qui prescrivent ce qu’elle doit être ou qui décrivent ce qu’elle est.
De la même manière, on ne peut réduire le journalisme à un type d’énonciation fixe et stable, ni à une époque donnée, ni dans le temps. Si les codifications d’écriture de l’information permettent de distinguer le journalisme d’autres pratiques socio-discursives, elles sont aussi soumises à variations et emprunts. L’identité du discours journalistique réside davantage dans l’interdiscours qu’il organise que dans une pureté énonciative. Il s’agit alors d’observer les extérieurs du discours journalistique à l’intérieur de lui-même. Cette dimension est particulièrement tangible dans la gestion du discours des sources en général, et dans le journalisme spécialisé en particulier. Le discours journalistique s’articule sur les discours sociaux qui l’alimentent en instaurant des modalités de régulation : techniques du discours rapporté, genres organisant l’exploitation des discours des sources (interview, portrait, reportage…) ou de ressources documentaires (analyse, enquête…). Le journalisme se construit en fonction d’autres régimes de discours dont il organise la circulation et la transformation.
La carrière du warblog de Salam Pax (2003) est tout à fait symptomatique du processus de régulation de la dispersion en journalisme : signalé et commenté dans la presse traditionnelle notamment aux Etats Unis et en Angleterre, ce blog est aussi publié en France sous forme de fac similé dans Le Monde2. Sur le plan de l’énonciation, une nouvelle forme d’expression est légitimée ; sur le plan de l’information, la valeur informative est reconnue. Cette logique à l’œuvre n’est pas uniquement liée aux potentiels des nouvelles technologies, elle est plutôt inhérente à l’interrelation des journalistes, des sources et des publics. Les objets de savoir du journalisme sont aussi construits par les sources, comme l’a démontré Philippe Schlesinger (1992). La recherche consacrée à la construction des problèmes publics pointe le rôle des associations et des organismes influençant l’actualité journalistique, expliquant notamment la montée en puissance des questions liées à l’environnement, l’écologie, les risques en général. La sociologie des mobilisations insiste sur l’interaction entre médias et sources (Neveu, 2000). Cette co-construction de l’information a pour corollaire une co-construction discursive particulièrement visible dans les processus de catégorisation des acteurs et de désignation des événements (Krieg, 2003).
Les stratégies ou objectifs du journalisme qui résident dans l’articulation entre objet de savoir et énonciations échappent aussi à une modélisation unique. Le journalisme est ce que les acteurs du temps en disent, et il faut entendre par acteurs non seulement ce que l’on désigne comme professionnels, mais aussi tous ceux qui dont le discours vient transformer les perceptions. Dan Schiller (1979) a démontré comment les concepts d’objectivité et de professionnalisme qui accompagnaient l’introduction de normes techniques ont été amenés pour légitimer la presse commerciale étatsunienne dans le rôle de protectrice de l’intérêt public qu’elle voulait se donner, vers le milieu du 19e siècle ; le professionnalisme était ici défini par les employeurs. Maria Elena Hernandez-Ramirez (2006) a expliqué comment, au Mexique, dans les années 1990, le processus de réforme des relations presse-gouvernement qui donna lieu à d’amples discours sur la professionnalisation et le professionnalisme enfin acquis des journalistes, était un élément de la politique de libéralisme économique qui devait s’accompagner d’une libéralisation des média ; le journalisme était ici exprimé par l’État. M. Palmer (1983) et nous-même (Ruellan, 1993) avons mis en évidence le rôle essentiel des courants littéraires réalistes et naturalistes dans l’établissement de la pratique et de la figure du reporter, en France, à la fin du 19e siècle ; un discours de nature artistique, externe (en partie) au journalisme, venait former celui-ci.

Ces considérations nous conduisent à la conclusion que la profession, le professionnalisme, la professionnalisation sont structurés par le discours des produits journalistiques et par les discours tenus par des acteurs sociaux à une période de l’histoire. Le double impératif qui consiste à articuler les deux plans discursifs nous a amenés d’une part à revoir le rôle des discours dans la formation du groupe professionnel à partir de l’approche interactionniste, et d’autre part, à revisiter le concept de formation discursive de Foucault et à retenir plus particulièrement celui de dispersion. Le flou constitutif qui caractérise le groupe des journalistes et la dispersion discursive qui caractérise la production journalistique permettent d’appréhender une identité complexe qui se recompose en permanence. Les tensions entre ouverture et fermeture du groupe et les tensions entre ordre et désordre discursif ne sont ni accidentelles, ni ponctuelles, elles nous apparaissent plutôt comme une composante identitaire du journalisme.

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