Livre : Matière et esprit du journal

22 mars 2013 par  
Filed under français, Publications

MATIÈRE ET ESPRIT DU JOURNAL 

Du Mercure galant à Twitter

Alexis Lévrier et Adeline Wrona, collection « Histoire de l’imprimé », PUPS (Université Paris-Sorbonne), 2013, 420 pages, 60 illustrations n&b, 20€

Qu’est-ce qu’un journal ? Un objet, ou un contenu ? Mais peut-on seulement penser l’un sans l’autre, la matière sans l’esprit du journalisme ? Si l’on veut comprendre l’évolution de la presse à travers les âges, alors il faut interroger la relation particulière qui s’établit dans l’univers périodique entre le discours et le support. Or, ce support n’a cessé de se métamorphoser au cours des siècles, depuis la naissance du journal sous l’Ancien Régime, jusqu’à ses derniers avatars au troisième millénaire. Cet ouvrage propose donc un parcours dans l’histoire de la presse, envisagée sous l’angle de sa matérialité : du Mercure galant, grand mensuel mondain de l’Ancien Régime, aux nouveaux outils d’information en ligne, tels Twitter, ce sont plus de trois siècles de pratiques journalistiques qui sont ici analysés. Les quinze études présentées dans ce volume proposent d’ausculter l’objet journal selon des perspectives complémentaires, mais qui ont rarement été réunies à ce jour : analyse des liens entre journalisme et littérature, sociologie de la profession, étude des dispositifs techniques… Elles alternent monographies d’un titre de presse (Le Pour et le contre, La Bigarrure, Excelsior) et approches comparatives (la Une des quotidiens, le cas des news magazines, le journalisme face à Internet).

Parution : Histoires matérielles du journalisme

4 mars 2013 par  
Filed under français, Publications

Du pigeon voyageur à Twitter

Histoires matérielles du journalisme

2013, 96 pages

L’information prend vie sous la plume des journalistes, le martèlement des machines à écrire ou des claviers d’ordinateurs. Elle se disperse parfois en flux de tweets, emprunte tour à tour des calèches, des fils télégraphiques, des câbles en fibre optique.

Les nouvelles n’existeraient pas sans ceux qui les confectionnent : reporters baroudeurs, employés précaires, ou journalistes salariés – ces professionnels de l’information qui voient leurs pratiques osciller entre artisanat et production industrielle.

Tangible, le monde du journalisme est peuplé d’objets : stylo, carnet d’adresses, pigeon voyageur, satellite, ciseaux, logiciels, rotatives et open-space. Ils sont modelés par les usages tout autant qu’ils façonnent des routines. Au travers d’histoires concrètes de la production de l’information, ce livre donne à voir la matérialité d’un métier qui se renouvelle, balbutie, se réinvente.

Vinciane Colson, Juliette De Maeyer et Florence Le Cam sont membres du Centre de recherche en information et communication (ReSIC) de l’Université libre de Bruxelles. Elles sont, toutes les trois, enseignantes et chercheures, spécialisées dans l’analyse du journalisme, des producteurs d’information et des transformations qui traversent, depuis longtemps, le métier.

Edition du Centre d’Action Laïque, Bruxelles.

ISBN 978-2-87504-012-1

Disponible ici.

Call : Redefining Journalism in the Era of the Mass Press

1 décembre 2012 par  
Filed under Appels à com' et à publi', english

Redefining Journalism in the Era of the Mass Press

University of Sheffield, 5 July 2013.

 

This conference seeks to interrogate two key trajectories arising from the change or stasis in the role perceptions of journalism that occurred between 1880 and 1920 with the rise of the mass press. The way we speak of and interrogate this period continues to exert great influence in terms of how we understand contemporary journalism, and how we conceptualize the role of the journalist in terms of its historical, cultural and economic development.

Specifically, this conference aims to discuss how we now define journalism at the end of the 19th century from our  contemporary and comparative perspective.

It seeks to contrast this with how contemporaries defined journalism during this actual period of transition.

Was there an expression of shifting role perception towards journalism and the journalist at the onset of the era of  the mass press?

We are inviting contributions to help craft a taxonomy of journalism at the cusp of the twentieth century, a chronology of significant indicators that help describe this period and its ongoing significance to journalism scholarship. We welcome papers on various countries, international comparisons or transnational developments.

Abstracts of 500 words are invited for consideration as contributions to this conference, the next event hosted by  the research network, Capturing Change in Journalism: Shifting Role Perceptions at the Turn of the 20th and 21st  Centuries. This network, which is funded by the British AHRC and the Dutch NWO, and run by the journalism  departments of the universities of Groningen and Sheffield has already held a successful launch event in September  2012, which discussed how we can Conceptualize Role Perceptions and Change in Journalism.

Deadline for submission: 31st January 2013.

For more information, please contact: Dr John Steel (j.steel@sheffield.ac.uk)

 

Confirmed Keynote Speakers:

Professor Joel H. Wiener (City University of New York)

Professor Jane Chapman (Lincoln University, UK)

Professor Martin Conboy (University of Sheffield, UK)

Conference Themes:

Journalism at the end of the nineteenth century could be said to have entered an era of creative reformulation. Yet this era was not necessarily one which was marked primarily by technological changes but rather by an accumulation of social and cultural changes in the expectations of what journalism was supposed to deliver.

These shifts in expectation were in turn reconstituting the role of the journalist. This was not a simple trajectory but one which bore the cultural traces of many previous iterations of the role of the public communicator. The changes in perception of the journalist and journalism were not driven by or even most importantly structured by technological changes but perhaps more by the confluence of cultural and political expectations of periodical publications directed commercially towards the masses.

What was the role of the reporter in this new era? The journalist may be defined at this point onwards by his/her engagement with mass popular audiences and the extent to which these contrasted/complemented/contradicted rival perceptions of the journalist as either a hack or a political publicist. It might be that the technological and infrastructural changes of the late nineteenth century were not as significant as the political and cultural purposes to which journalism was now contributing.

Of course the coming of the mass press was not a phenomenon restricted to the UK and its geo-cultural variations had complex interactions with one another. We therefore encourage various national and international perspectives on change in this period.

Context of the research project:

This interdisciplinary project is made more urgent by the need of scholars, journalists and the media industry to tackle what is often labeled as a growing ‘crisis of journalism’. While there is a certain level of agreement in scholarship on the importance of journalism for democracy and civil engagement, as well as over the existence of a contemporary economic and professional crisis, research that strives to understand the structure of transformation is scarce. Much like its position at the turn of the 20th century, journalism is now forced to reconsider the roles it can play in society and to come up with new justifications for its position. The contemporary influence of digitization, Internet and mobile communications is changing the informational needs of citizens and the news media must adapt. This project argues that crucial to understanding journalism’s future role is looking to previous moments when its position in society was seemingly tenuous. It aims to amplify this research theme by clarifying how journalists themselves perceive their role and their relationship with the public – historically, in contemporary society, and going forward.

Thèse : William Randolf Hearst

24 mars 2012 par  
Filed under english, français, Soutenances

Émilie LHOSTE soutient sa thèse :  « William Randolf Hearst  : un magnat de la presse en politique :(1887-1907). »

Soutenance publique en vue de l’obtention du doctorat en études Anglophones, Germanophones et Européennes qui se tiendra le 2 avril 2012, à 14h00 dans la Salle Bourjac, galerie Rollin au 17, rue de la Sorbonne à Paris.

Directeur :

M. SERGE RICARD, Professeur des universités

Membres du jury  :

M. JAMES COHEN, Professeur des universités -  Université Sorbonne Nouvelle – Paris  3
M. JEAN-PAUL GABILLIET, Professeur des universités - Université Bordeaux 3
M. BERNARD GENTON Professeur des universités - Université Strasbourg 2
M. MARIO MENENDEZ – Professeur des universités - I.E.P. de Rennes
M. SERGE RICARD, Professeur des universités - Université Sorbonne Nouvelle – Paris  3

Le journalisme de sport révélé par ses figures

Ce mardi 21 mars se tiendra une journée d’étude intitulée « Le journalisme de sport révélé par ses grandes figures (19ème et 20ème siècles) » à la salle Raymond Aron de l’Université Paris-Dauphine.

Read more

Les 100 ans du journal Le Devoir (Québec)

16 mars 2012 par  
Filed under français, Publications

Les responsables de ce numéro spécial de la revue Communication (vol.29/2, 2012), Jean de Bonville et Jean Charron, ont accumulé, au fil des ans et au gré de leurs travaux de recherche sur les transformations du journalisme, au Québec et ailleurs, des informations de diverses natures sur Le Devoir : des données sur le tirage et sur le lectorat, les états financiers de l’entreprise, les conventions collectives des journalistes, des documents divers glanés çà et là. Ils ont constitué des corpus, dépouillé les archives du journal, interviewé les directeurs ainsi que des dizaines d’artisans du journal. Ils ont engrangé ces informations sans plan précis, simplement en se disant qu’un jour ils se pencheraient sur le cas de ce journal singulier. À l’occasion du centenaire du journal, ils ont ouvert leurs cartons et ils ont invité quelques collègues chercheurs à s’approprier ces données et à les analyser. Ce numéro présente les résultats de ce travail collectif.

Read more

Ouvrage: La civilisation du journal

28 février 2012 par  
Filed under français, Publications

La civilisation du journal

Dominique Kalifa, Philippe Régnier, Marie-Eve Thérenty et Alain Vaillant (dir.)  viennent de publier un nouvel ouvrage, La civilisation du journal, histoire culturelle et littéraire de la presse au XXe siècle, Nouveau Monde Publications, 1760 p., 39 Euros.

Présentation:

Voici, observée pour la première fois du double point de vue historique et littéraire, une histoire à la fois panoramique et détaillée du siècle d’or de la presse écrite française. De 1800 à 1914, par son mode de production de plus en plus industriel, par sa diffusion de plus en plus massive, par les rythmes nouveaux qu’il impose à la vie sociale et par ses multiples interférences avec la littérature, les sciences et les arts visuels, le journal modifie en profondeur l’ensemble des activités et des représentations, projetant les institutions, les classes, les individus, la raison et l’imagination dans une culture de la « périodicité » et du flux permanent de l’information.

Ce passage rapide et global à un tout nouvel espace-temps de l’écriture et de la lecture constitue une mutation anthropologique majeure, l’entrée dans l’ère « médiatique ».

Mesurer les effets du journal sur la marche de la société et sur la configuration des esprits, c’est reconnaître rétrospectivement l’existence et la marque d’une « civilisation du journal », au sens même où Lucien Febvre avait mis en lumière la « civilisation du livre » née de l’invention de l’imprimerie. L’originalité et l’abondance des études que l’on découvrira ici, aussi bien sur la genèse de l’écriture journalistique que sur les évolutions de l’industrie de la presse ou de la culture de masse, font de cet ouvrage une référence unique. Au moment où le XXIe siècle bascule dans le numérique, les féconds croisements de disciplines et de problématiques que propose La Civilisation du journal refonde et relance la réflexion sur la communication moderne. Cette entreprise collective sans précédent associe trois équipes de recherche et plus de soixante auteurs venus de la littérature comme de l’histoire politique, culturelle et sociale.

Pour commander et voir le sommaire, vous pouvez télécharger cette annonce.

Ouvrage sur le quotidien français Le Matin

24 février 2012 par  
Filed under français, Publications

Dominique Pinsolle fait paraître Le Matin. Une presse d’argent et de chantage (1884-1944), aux Presses Universitaires de Rennes, 2012, 354 p.

Le Matin, un des plus importants journaux français de la première moitié du xxe siècle, est à la fois le premier quotidien « à l’américaine » lancé en France (en 1884) et le premier titre à reparaître sous l’Occupation. Ce journal, tiré à plus d’un million et demi d’exemplaires au cours de la Première Guerre mondiale, devait révolutionner la presse française en important les méthodes du journalisme américain. Dès le départ dirigé par un aff airiste sans scrupules, il devint cependant très rapidement une feuille de chantage et un organe corrompu largement discrédité.

Entre campagnes de chantage et coups de bluff , grandes fêtes patriotiques et opérations philanthropiques, Le Matin se distingue de ses concurrents par son caractère outrancier et son arrogance, particulièrement après son rachat en 1903 par le légendaire Maurice Bunau-Varilla, qui dirigea le journal pendant plus de quarante ans. Propriétaire d’un grand quotidien populaire qui connaît son « âge d’or » dans les années 1900-1910, celui qu’on surnomme l’« Empereur du Matin », et dont la vénalité n’a d’égale que la mégalomanie, fait trembler députés, ministres et chefs d’État. Mais, dans l’entre-deux-guerres, l’équilibre qui avait fait le succès et la puissance du Matin est progressivement rompu. Le quotidien vire à l’extrême droite et Bunau-Varilla, plus préoccupé
par ses lubies (dont la production du Synthol) que par la modernisation de son journal, précipite le déclin commercial du titre en le radicalisant. Champion du rapprochement franco-allemand dans les années trente, il met aussitôt son journal au service de l’occupant en 1940, ce qui vaut au Matin, symbole de la « presse pourrie », d’être aussitôt interdit de parution à la Libération, avant de tomber dans un certain oubli.

Ce livre retrace l’histoire de ce monument de la presse française à partir de sources jusque-là inexploitées. Au-delà du cas particulier du Matin, il entend poser la question de la liberté de la presse en régime capitaliste.

(Présentation de l’éditeur).

Ouvrage: Nous, journalistes

26 novembre 2011 par  
Filed under français, Publications

Nous, journalistes Denis Ruellan vient de publier un nouvel ouvrage, Nous, journalistes. Déontologie et identité, aux éditions des presses universitaires de   Grenoble.

Présentation:

Pourquoi les journalistes, depuis le début de l’organisation de leur groupe professionnel il y a cent trente ans, tiennent-ils des discours récurrents sur la nécessité de créer un tribunal d’honneur, un ordre professionnel ou encore récemment un conseil de presse ? Et pourquoi leurs initiatives s’arrêtent-elles aux discours, pourquoi semblent-ils ne jamais pouvoir traduire ces appels à la déontologie par des actions et des institutions de régulation de la morale ?
Par un examen de ces discours, des contextes historiques durant lesquels ils ont été tenus, des organisations sociales qui les ont supportés, depuis les premières associations de journalistes et de directeurs de presse au xixe siècle jusqu’aux initiatives les plus actuelles, en passant par les débats corporatistes de l’entre-deuxguerres, l’aventure des sociétés de rédacteurs et les remises en cause des années 1990, l’auteur livre une explication d’ensemble.
Il montre que les discours déontologiques ont été construits pour régler les relations des journalistes avec leurs pairs, leurs patrons, leurs sources et leurs publics. Ils disent comment se comporter et, partant, définissent le journalisme tel que les journalistes le conçoivent, expriment leur identité et leur altérité par rapport à d’autres acteurs des médias et de la communication.

Pour commander et voir le sommaire, vous pouvez télécharger cette annonce.

Colloque: Journalisme et culture

28 septembre 2011 par  
Filed under Annonces, Appels à com' et à publi', français

Ce colloque international, Journalisme et culture. Entre journalisme culturel et culture journalistique, quelle est la culture du journal?, organisé conjointement par le GRIPIC (Celsa-Paris Sorbonne), et ELICO (Université de Lyon), souhaiterait analyser sur le temps long le rôle de la culture dans la définition du journalisme – et réciproquement, le rôle de la pratique journalistique dans la définition de la culture. Une journée d’études se tiendra en parallèle à Lyon, plus spécifiquement consacrée au rôle du numérique dans l’évolution du journalisme culturel.

Les différentes perspectives proposées par cet événement éclaireront le paradoxe suivant : à mesure que la presse se professionnalise, devenant un élément constitutif des industries culturelles, la place de la culture dans le journal tend à se marginaliser. L’apparition, au milieu du XXe siècle, de l’intitulé « culture » pour des rubriques périodiques est ainsi le signe imparable d’une dissociation entre les pratiques d’information et l’exercice du jugement de goût.

Le colloque se tiendra les 24 et 25 mai 2012 à Paris. Une journée d’étude suivra à Lyon le 31 mai.

Les propositions devront être adressées avant le 16 décembre 2011 (titre, mots-clés, résumé en 3000 signes maximum) ; les réponses seront adressées aux auteurs dans la semaine du 16 janvier 2012. Le colloque se tiendra les 24 et 25 mai 2012 à Paris.

Contacts:  adeline.wrona (at) celsa. paris-sorbonne.fr et william.spano (at) univ-lyon2.fr.

Pour la présentation complète, c’est par ici..

Page suivante »